Spectaculaire planche d’impression textile ancienne en bois et métal, autrefois utilisée comme matrice pour décorer manuellement les étoffes.
Malgré son état particulièrement fragile, cette grande planche conserve un décor floral d’une remarquable beauté. La surface d’impression révèle une composition foisonnante de grandes fleurs doubles évoquant des pivoines, accompagnées de petites fleurs, de tiges sinueuses et de feuillages finement découpés.
L’organisation libre et asymétrique du décor, ainsi que l’importance accordée aux fleurs, évoquent l’influence du japonisme dans les arts décoratifs français de la seconde moitié du XIXe siècle. L’identification des fleurs comme pivoines demeure toutefois une interprétation stylistique.
Une véritable matrice d’impression sur étoffe
La planche est constituée de plusieurs éléments de bois assemblés. Sa surface associe des reliefs gravés à de nombreuses lamelles métalliques, probablement en cuivre ou en laiton, serties dans le bois afin de former les contours les plus délicats du dessin.
Le revers conserve deux profondes poignées creusées qui permettaient à l’ouvrier de saisir, positionner et appliquer la matrice sur l’étoffe.
Des inscriptions et marques d’atelier peintes, aujourd’hui très partiellement lisibles, sont encore présentes. Elles correspondaient vraisemblablement à un numéro de dessin, de série, de couleur ou d’inventaire de manufacture. Elles ne permettent pas d’identifier précisément le fabricant.
Origine et époque
- Origine française probable
- Fin du XIXe ou début du XXe siècle
- Ancien outil de manufacture textile
- Décor de fleurs évoquant des pivoines
- Style japonisant
- Manufacture non identifiée
Dimensions
- Hauteur : 41 cm
- Largeur : 35 cm
- Matériaux : bois assemblé et éléments métalliques
État
Planche vendue en l’état, pour la beauté de son décor et son intérêt historique.
L’ensemble est très fragile et doit être manipulé avec beaucoup de précautions. Présence de fentes, fissures, couches de bois désolidarisées, usure importante, nombreux petits trous, pertes de matière et manques dans le décor. Plusieurs lamelles métalliques sont absentes, déformées ou partiellement détachées.
Le revers présente une forte altération du bois ainsi que d’anciens résidus de colle, d’enduit ou de consolidation. Un crochet de suspension a été ajouté.
Compte tenu de sa fragilité, cette planche est désormais destinée à la collection ou à la décoration et non à une nouvelle utilisation comme tampon. Il est conseillé de la manipuler uniquement par sa base, sans toucher les reliefs.
Les photographies font partie intégrante de la description.
Même incomplète, cette ancienne matrice conserve une présence décorative exceptionnelle. Ses pivoines aux contours puissants en font un véritable fragment du patrimoine textile, à présenter comme une sculpture murale dans un cabinet de curiosités, un atelier d’artiste ou une collection consacrée aux objets de métier.